Témoignage de Nathalie : maman après une longue aventure PMA

07/01/2020


Présentation Girexx (10)« J’ai toujours voulu des enfants. Dès l’âge de 15 ans je m’imaginais avec 2 ou 3 enfants. À aucun moment je ne m’étais préparé à ne pas en avoir ...

Mais les circonstances de la vie, les déménagements, les échecs sentimentaux ont fait qu’à 40 ans j’ai eu un gros choc : je n’avais pas d’enfants, pas de compagnon.

Jusqu’ici ma vie avait été bien remplie : j’ai quitté la France à 27 ans pour vivre à Francfort, puis à 34 ans je suis allée m’installer à Munich, pour déménager au Luxembourg deux ans après. Là-bas j’ai vécu en couple pendant 3 ans. Malheureusement nous nous sommes séparés : j’avais presque 40 ans.  

Cette période a été très difficile pour moi, j’étais propriétaire d’une jolie maison mais je vivais seule et n’avais pas d’enfant. Ce fût une grosse remise en question. C’est là que j’ai commencé à faire des recherches sur internet. Nous étions en 2011 (le Luxembourg autorise la PMA pour les femmes célibataires). Je me lançais donc pour faire une IAD. Le temps que mon dossier soit accepté et que les RDV s’enchaînent il s’était écoulé plus d’un an. C’est donc à l’âge de 41 ans et demi que j’ai réalisé ma première IAD. Puis 2 autres IAD ont suivi avec de longs délais entre chaque protocole. Parallèlement je continuais de m’informer sur les différents traitements et sur les techniques de PMA sur internet.

J’avais besoin de mieux comprendre mon cycle, de mieux connaître l’univers de la reproduction. Et plus mes recherches avançaient et plus je prenais conscience que ma fertilité baissait, que le temps ne jouait pas en ma faveur…

À 42 ans et demi j’avais l’intuition que je n’avais pas les bonnes personnes en face de moi. Jamais les médecins ne m’ont informé des faibles chances de réussite.

J’ai finalement décidé de prendre contact avec la Belgique. Le centre de PMA m’aurait proposé de faire une Fécondation In Vitro avec don de sperme, mais malheureusement il était déjà trop tard : à presque 43 ans l’âge de prise en charge était passé.

C’est à ce moment-là que l’amour frappe de nouveau à ma porte. Je parle de suite à mon compagnon de mon parcours PMA de mon profond désir de devenir mère et nous décidons ensemble de poursuivre le parcours IAD au Luxembourg avec nos propres gamètes. Je tombe enceinte et malheureusement je fais une fausse couche lors de la 4ème semaine. Après 3 tentatives, je commence à évoquer le double don en Espagne. Mon compagnon n’est pas d’accord avec ce projet. Il a déjà 2 enfants et pour lui les cliniques de fertilité sont des usines commerciales. De mon côté depuis le temps que je chemine intérieurement, le travail de deuil de l’enfant « biologique » a déjà débuté. Je pense que pour pouvoir porter un enfant issu d’un don, il est important de se poser des questions. J’ai beaucoup lu, je suis allée chercher des renseignements pour trouver des réponses. À 44 ans si  je voulais porter un enfant en bonne santé, il me fallait passer par une PMA avec don.

Pourquoi je me suis tournée vers l’Espagne ? Parce que ce pays autorise le double don pour les femmes célibataires et que les cliniques sont à la pointe des techniques de reproduction. En Allemagne, la PMA et l’adoption n’étaient pas autorisées aux femmes célibataires. En France c’était la même chose …

Je me dirige donc vers une grande clinique de Barcelone très connue. Mon dossier est constitué rapidement, mon premier RDV pour une FIV double don se passe bien mais ma première tentative est un échec : je n’ai pas compris correctement le protocole, la coordinatrice ne parle pas bien le français  et à chaque appel j’ai une personne différente au bout du fil. Je décide de faire une pause. Pendant 8 mois je mets mon projet entre parenthèse, le temps de reprendre des forces, de récupérer moralement et financièrement aussi. C’est au printemps 2016 que je commence à chercher une autre clinique. Je contacte Girexx. Et en 4 semaines le dossier est bouclé !

Parallèlement je fais la connaissance d’un couple qui a des jumeaux grâce à un double don chez Girexx. On discute beaucoup, ça me met en confiance. En juillet 2016 je parts à Barcelone, pour mon 1er RDV.

Le gynécologue de l’équipe m’explique clairement qu’il ne transfèrera qu’un seul embryon : « 1 embryon pour avoir toute les chances d’avoir un bébé en bonne santé qui arrive à terme et une maman en pleine forme ». Je me sens rassurée.

On commence le protocole. Je me prépare : je prends des vacances au soleil, je mange sainement et je me libère de mes grosses responsabilités professionnelles. Mon 1er transfert est programmé après mon retour de vacances. Olivia, ma coordinatrice m’appelle alors que je suis à l’aéroport pour rejoindre Barcelone. Elle m’explique que cela est rare mais que les embryons ne se développent pas correctement et qu’ils ne sont pas viables…

C'est le choc ! Je suis désemparée. Elle me propose d’annuler le voyage et de reprogrammer un nouveau double don d’ici un mois avec d’autres donneurs. C’est très dur émotionnellement pour moi de voir ce premier transfert annulé, heureusement mes amis me soutiennent. Et un mois plus tard, la clinique m’informe que le cycle a donné 5 embryons et que sur les 5, quatre se développent correctement. Mon 1er transfert se fait le 28 octobre. Et après 15 jours d’attente la prise de sang me donne un beau positif : je suis enceinte !

Je n’arrive pas à y croire… quel bonheur ! J’ai fait très attention, c’est un cadeau énorme, une grossesse précieuse.

Après une super grossesse, mon petit amour arrive mi-juillet : il pèse  3kg 800 et mesure 54 cm. Un vrai soleil !

Depuis, mon rapport avec mon travail a beaucoup changé. Ma priorité est d’avoir du temps pour mon petit garçon. Je suis heureuse aujourd’hui et on me dit que mon enfant est heureux. Il est très bavard, il parle 2 langues…c’est un amour.

Ma priorité c’est ma famille.

Pour l’anecdote, j’ai réalisé que nous étions une famille lorsque j’ai déclaré mon enfant au consulta du Luxembourg et qu’on m’a remis un livret de famille : j’en avais les larmes aux yeux ! La petite fille qui s’imaginait avec 2 ou 3 enfants avait réalisé un de ses grands rêves.

N’abandonnez jamais, soyez sûre et certaine que vous serrez mère un jour !"

 

 

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